Au programme de la suite des vacances : un week-end avec mon doudou, un festival de reggae, un nouveau séjour à la montagne avec ma
soeur et mon filleul, Paris du 11 au 15, puis fiesta et farniente pour la fin des vacances, avant de revenir ici pour préparer ma soutenance !
Comme c'est l'été, la période des bonnes résolutions, et que la chaleur ambiante me rappelle beaucoup cet été où j'avais bossé dans un
fast-food (pas Ronald, l'autre : "Viiiite, viiiiite, viiiiite, nous, c'est le goût"), je me donc fait une petite piqûre de rappel en revoyant un film que j'aime beaucoup : "Super size me". Si
vous n'en avez pas entendu parler, c'est un mec qui a fait l'expérience de manger chez Ronald chaque jour pendant 2 mois. Edifiant ! Et franchement, ça vaccine des fast-food pour un moment !
Voici un extrait des bonus du dvd, une tite expérience qui en dit long... Et bon appétit bien sûr !
Si toutefois ça ne suffit pas à vous dégoûter à vie de manger chez eux et que l'envie d'un bon gros hamburger vous reprenait, vous
n'avez qu'à faire comme Rémi Gaillard, au moins, vous intoxiquer ne vous coûtera rien !
Bonnes vacances à ceux qui en ont, bon courage à ceux qui n'en ont pas, profitez du soleil et à bientôt pour de nouvelles
aventures !
Avant toute chose : j'ai enfin réussi à résoudre mon casse-tête ! La date fatidique est donc fixée au 1er septembre ! Youpiiiiiiiii !!!
Bref, je le sais, ce qui vous intéresse, c'est de savoir si j'ai revu Sacha ou pas. Le reste, vous vous en fichez, pas vrai ?! Sacrés loustics que vous êtes ! Et bien comme le titre le laisse
présentir, je l'ai effectivement vu... Pas beaucoup... Moins que ce que j'espérais puisqu'on a seulement passé une petite journée ensemble. Mais waouh c'était vraiment intense. En une journée, j'ai
fait avec lui plus de choses qu'avec mon ex en 4 ans...
Une virée à la plage chez les naturistes, pensant qu'il existait, comme c'était le cas il y a quelques années en arrière, un côté "textile". Mais non. Y'en avait pas en fait. :-) Après quelques
fous rires complices, on installe nos serviettes malgré tout autour des culs nus et on mate le regard de notre voisin de plage, déçu de nous voir garder nos maillots (en tout cas sur la plage...
dans l'eau...hum, c'est une autre histoire !), enfin surtout lui. Je pense que Sacha l'intéressait plus que moi ;-) ! Une baignade un peu frisquette mais atmosphère très vite réchauffée par des
bras qui m'entourent et nos baisers au goût de sel... Le soleil n'a pas voulu réchauffer nos corps sur la plage, alors vite on se sèche et on s'en va grignoter quelque-chose. Ca donne faim tout ça
! A peine arrivés au restau, gros orage, il pleut à torrents, on se regarde, dépités... Et mince, notre nuit à la belle étoile est en train de tomber à l'eau... Qu'à cela ne tienne, on va s'abriter
dans un cinéma, au dernier rang histoire de pouvoir se câliner en toute tranquillité... Puis on part en virée dans la campagne, bien au chaud dans sa voiture, il me fait partager la musique qu'il
aime. On discute de tout et de rien, pendant plusieurs heures... Il se fait tard il baîlle et il a de la route à faire, je lui recommande de partir tant qu'il est encore un peu réveillé. Il me
raccompagne et me quitte avec des baisers d'une tendresse infinie... Que cette journée était douce...
Plusieurs jours après, le souvenir de chaque moment passé, chaque coin de peau frôlé, chaque baiser salé est toujours intact... Je brûle d'envie de le revoir, de désir pour lui, son corps, son
regard, ses mots... Raaaaaah !
Quelques complications nous ont empêché de nous revoir aussi souvent qu'on l'aurait voulu... Une angine et des week-end en famille pour moi, une gastro et un déplacement de travail pour lui... Nous
devons nous revoir ce week-end, et je lui ai prévu une petite surprise, qui j'espère, lui plaira !
Pourtant... Je ne peux enlever tous ces doutes de ma tête... Pourquoi ? Nous ne communiquons que par sms, il ne m'appelle jamais. Et moi non plus. Dans mon cas c'est parce que je ne veux pas faire
le 1er pas. Parce qu'auparavant il n'a presque jamais répondu à mes appels. Y répondrait-il aujourd'hui ? Mais lui ? Pourquoi n'appelle-t'il pas ? En plus sa gastro est tombée pile au moment où
l'on devait se voir. Idem quelques jours plus tard pour son déplacement. Je sais, c'est plus que louche. Et en plus de tout ça, sur la fiche de copains d'avant de son ex, il y a toujours les photos
d'eux deux... Grrrr... Ca me met les nerfs en pelote ! Mais j'espère encore que ce ne soient que de simples coincidences... Et je n'ai aucun moyen de m'assurer que ce qu'il me dit soit vrai...
Alors je fais confiance. Naivement peut-être...
Je m'en fous, je suis heureuse de vivre et si je tombe de haut, je saurai me relever !
Me revoilà après presque 3
semaines d'absence et beaucoup de choses à vous raconter. Au programme ce soir : beaucoup de positif, avec un tout petit peu de négatif, le tableau ne pouvait pas être parfait !
Côté boulot : le casse-tête chinois pour trouver une date de soutenance qui convienne à tout le monde. Des hauts et des bas dans le moral à cause de ça. J'ai plus que 2 jours pour résoudre
définitivement ce problème.
Côté famille :
- mon père... mes emmerdes... On ne peut pas s'empêcher de s'engueuler chaque fois qu'on se voit. Même sur des sujets où nous sommes d'accord sur le fond, il cherche la petite bête et critique la
forme, ce qui a le don de m'exhaspérer. Mis à part ça, tout va bien, fidèle à lui-même il se rattrappe comme il peut en m'offrant mon billet aller-retour pour Paris le mois prochain, ce qui, je
vous le concède est toujours bon à prendre. Même si j'aurai préféré qu'il me dise simplement "Je suis fière de toi" devant l'exemplaire de mon mémoire que je lui ai fait imprimer et qu'il m'a rendu
au bout de 30 minutes de lecture en décrétant qu'il n'y comprenait strictement rien. Comme dit ma mère, au moins il se rend compte que la voie que j'ai choisi n'était pas une solution de
facilité et que je n'ai pas chômé durant ces 4 années d'études. Mon père, égal à lui-même, qui se fait servir comme un roi en claquant presque des doigts et qui s'étonne que ça m'insupporte. Il a
toujours fait ça, mais son état de santé qui se dégrade lui permet d'en jouer encore plus qu'avant. J'ai eu un 1er choc le soir du 14 juillet. Nous étions partis voir le feu d'artifice tous
ensemble. Garés tous près nous avions à peine 200 mètres à parcourir à pied et il a fallu qu'il s'arrête 4 ou 5 fois pour se reposer. Son diabète s'est vraiment aggravé et il ne fait rien pour
l'arranger. 2ème choc lors du week-end familial à la montagne. Il fait des doubles-repas : petit-dèj, repas de midi plus que copieux suivi, 2h plus tard d'un casse-croûte tout aussi copieux et idem
le soir. Ajoutez à cela absolument aucune activité physique puisque même la marche lui est visiblement douloureuse à présent ainsi qu'une bose dose d'alcool, qui lui est formellement
interdite par son mèdecin. J'ai bien peur que mon père se retrouve dans une chaise roulante d'ici très peu de temps. Lors d'une dispute un soir, en plein repas familial, où une fois
encore Mr me demandait de le servir à table, je lui ai balancé que tant qu'il était encore sur ses deux jambes il ferait bien d'en profiter car ça risquait de ne pas durer. J'ai été dure et je
m'en suis voulue. Surtout de lui sortir ça devant tout le monde, je dois dire que j'ai bien plombé l'ambiance... Mais j'aimerai tellement qu'il prenne conscience qu'il nous fait faire beaucoup de
souci et que si on le restreint, c'est uniquement pour son bien et pas pour le frustrer. Il réagit comme un enfant et égocentrique comme il est, il ne réalise même pas tout le mal qu'il nous fait
en agissant ainsi. En tout cas, j'ai retenu une leçon de tout ça : faire vraiment attention à ce que je mange et pratiquer une activité physique régulière si minime soit elle. Je n'ai pas envie de
me dire qu'à 60 ans, je serai en si mauvaise santé que je ne pourrai pas courir et parcourir le monde seule ou avec mes petits-enfants. Mon père va passer sa retraite devant un ordinateur et un
écran de télé, avec des seringues d'insuline toujours à portée de main. Je suis vraiment accablée par tout ça, c'est dur de voir ses parents vieillir...
- une formidable rencontre entre deux soeurs, qui n'ont pas le même sang, pas la même couleur de peau, et qu'une génération sépare (20 ans de différence d'âge). Pourtant je l'aime déjà comme ma
soeur. Elle m'aime déjà comme sa soeur. Des envies de la gâter, de passer du temps avec elle, de la découvrir, d'en profiter pleinement avant leur départ. Il y a eu : un dîner d'observation
mutuelle dès mon arrivée, des démonstrations de danse "sexy chocolate", un feu d'artifice, un séjour à la montagne avec visite à la ferme pour acheter du lait frais (j'adooooooore), un quart
d'heure de "je boude" au bord d'une piscine puis une réconciliation émouvante, un dodo ensemble où "sa grande soeur prenait toute la place", une journée d'acrobranche où je me suis sentie si
fière d'elle, capable d'affronter ses peurs alors que je n'ai pas pu moi-même, des rires à n'en plus finir, bref, une complicité déjà trouvée !
- absolument aucun sentiment de jalousie comme je le craignais un peu. Mon père agit avec elle exactement comme il agissait avec moi, mettant la pression sur le travail scolaire au détriment de
l'affection. Ca me rend même profondément triste, d'autant que sa mère, contrairement à la mienne, ne moufte pas sur ce plan-là. Double-pression donc pour elle.
Côté santé : une angine carabinée à 40 de fièvre sans pouvoir dormir convenablement, pile au moment du week-end familial ce qui explique -un peu- mes sautes d'humeur...
Côté coeur : plein de choses... mais il faudra attendre demain parce que là il se fait tard et je suis vraiment KO...
Et merci. De continuer à lire mes doutes et mes complaintes sans intérêt. Ce blog me fait un bien fou, écrire est vraiment salvateur et me permet de déverser tout ce que j'ai sur le coeur et d'y
voir plus clair, même si je suis pleinement consciente que tout le monde a ce type de problèmes, voire pire encore. Je dis ça, je dis rien, c'est juste que j'ai parfois l'impression de me plaindre
sans arrêt et ça me déplaît un peu... En me débarassant de tout ce que je retiens au fond de moi ici sur ce blog, je me sens plus légère à chaque fois que je termine un article. Alors merci aux
oreilles attentives qui me suivent...
Pour finir sur une note plus joyeuse, une citation de mon filleul, 4 ans et demi : "Marraine et sa soeur, elles se ressemblent beaucoup". C'est déjà drôle en soi puisqu'elle est noire et moi
blanche comme un cachet d'aspirine mais le meilleur c'est la suite. Ma soeur lui répond, du haut de ses 8 ans : "Non, parce qu'elle a deux mentons alors que moi j'en ai qu'un !"... La vérité sort
de la bouche des enfants !!! Il est temps de faire disparaître ce petit double-menton ! Je prends de bonnes résolutions pour l'été et je vous donne le résultat à la rentrée !
Et je vous offre une de mes chansons préférées... Composée par Bob et reprise ici par Colbie Caillat... "Turn your
lights down low" Désolée pour la qualité médiocre de la vidéo...
En espérant avoir plein de belles choses à vous raconter à mon retour !
Je sais que ce post ne va peut-être pas plaire à tout le monde... Et je ne prétends pas être experte en la matière, il y a donc sûrement des choses
que je n'ai pas saisies et je serai plus que ravie que quelqu'un de plus calé m'explique tout ça.
Bon, moi, je vois quoi de mon canapé ? J'ai eu la "chance" de voir toutes les cérémonies en direct, puisque j'étais enfermée dans ma tour d'ivoire telle la princesse du conte de
Barbe-Bleue (bon le mémoire, c'est pas Barbe-Bleue, mais presque, je vous jure !). Comme tout le monde je pense, ou alors c'est que vraiment je suis trop sensible, j'ai trouvé les retrouvailles
très émouvantes. Bon, je dois même avouer que j'en ai pleuré. Parce que dès que je vois des gens s'embrasser avec tant de bonheur, je pleure. Parce que 6 ans dans la jungle sans voir grandir ses
enfants ! Parce que le petit Lorenzo qui a bien grandi, il est drôlement charmant je trouve. Moi il me fait un effet des plus dingues... Bon c'est peut-être aussi parce qu'il ressemble beaucoup à
Sacha... J'ai sûrement pleuré aussi parce que cette dernière semaine isolée de tous était pesante... Bon quoi qu'il en soit, je pense pas être la seule, mais voilà, toutes ces images m'ont arraché
des larmes.
Seulement, quelques jours après... Je me pose plein de questions. Elle est quand même sacrément en forme la Ingrid, après 6 ans de séquestration dans la jungle. Pas de cernes, les joues rebondies
et même un petit double-menton, on ne se prive de rien à l'hôtel des Farc, on dirait. Il devait y avoir un dentiste avec tout le matos nécessaire sur place aussi parce que dis donc, elle a une
dentition irréprochable, qui ferait rager tous les adeptes du détartrage et bander tous les dentistes du monde. Et ses ongles ? C'est l'armée colombienne qui lui a fait une manucure dans l'avion
qui la ramenait ?
Les cérémonies de retrouvailles m'apparaissent tout d'un coup sous un autre angle, en y réfléchissant, ça ressemblait presque à une sortie du loft, ou de secret story pour être plus à la page. Du
coup je m'interroge et me dis... Et si tout ça n'était que manipulation ? Si elle avait en fait été libérée depuis des semaines sans que personne ne le sache ? Ce qui me gêne dans tout ça, ce n'est
pas tant le fait qu'on nous cache des choses. Ce que je peux comprendre lorsque la vie d'otages est en jeu. Ce qui me dérange c'est les retombées médiatiques et politiques de tout ça.
Pendant 3 jours on a mangé du Ingrid Bétancourt à toutes les sauces. Et des remerciements à la pelle au Seigneur Sarkophage, qui a bien compris tout ce que cette affaire pouvait lui
apporter en terme de capital sympathie. D'ailleurs, ça tombe bien, ça remonte bien le moral des français, parce que c'est sûr qu'avec le prix de l'essence, les réformes sur les universités, les
franchises médicales, le scandale sur les affections longue durée, la baisse du pouvoir d'achat, les fonctionnaires retraités qui ne seront pas remplacés et j'en passe, il était pas au beau fixe le
moral de nos compatriotes. Ah il est gentil le petit Sarko, il nous a donné une occasion inouie de ne plus penser à tout ce qui nous tracasse, juste avant de partir en vacances, histoire de ne
pas -trop- se préoccuper de ce qu'on achète, qu'on ait envie de dépenser, de s'amuser, de faire des bébés et de ne surtout pas penser à ce qui nous attend à la rentrée !
Oui parce que, vous pensez bien, l'été, tout le monde bronze et sirote des coktails au bord de la plage, c'est le moment idéal pour faire passer des réformes en douce. Et puis c'est bien connu, un
peuple qui déprime, s'abstient de voter. Et de manifester. Et de râler. Bon, bien sûr, il ne veut pas ça pour nous, voyons, alors il nous bichonne, qu'on parte en vacances l'esprit
tranquille. Et puis, c'est bien connu, un peuple qui déprime se contentera d'événements dans ce genre, qui ne changent absolument pas leur quotidien, ou plus futiles encore, du genre quelques
médailles rapportées de Pékin, pour sauter de joie.
Je l'affirme haut et fort, je crois que ce petit bonhomme est en train de tous nous manipuler, nous hypnotiser tel un serpent à sonnettes, étouffer le peuple à coup de hausse des prix... Et ça me
fait peur... Et puis je ne comprends pas. Je ne comprends pas les syndicats qui n'appellent pas à une grève généralisée. Les routiers, les étudiants, les soignants, les profs, les ouvriers, les
marins, les employés de la RATP et de la SNCF, et tous les mécontents, TOUS ENSEMBLE ! Oui, tous ensemble on aurait du poids et on arriverait peut-être à l'impressionner un peu.
Sinon, moi je vous le dis, ça finira mal tout ça... Je vois déjà son scénario se construire. Diviser pour mieux régner. D'un côté ceux qui se rebellent, dont inévitablement, une partie sera
violente et pourrait même prendre les armes. Une autre partie abrutie, endormie par le discours télévisuel qu'on nous sert, qui marche droit en serrant les fesses de peur de se faire taper. Ceux-là
auront bien sûr peur des 1ers, et iront donc voter pour celui qui nous promettra de nous en débarasser... Bon je vous laisse imaginer la suite... Et plus ce fossé se creusera, plus cela laissera de
portes ouvertes aux tendances extrémistes.
Avant de vous laisser, je tenais à préciser, qu'on ne se méprenne pas : je suis bien entendue ravie de cette libération et de celles des autres otages. C'est une évidence qu'il fallait que ces
familles retrouvent les leurs et que ça doit être une immense joie pour eux. J'espère juste qu'on saura la vérité des dessous de cette affaire un jour...
Pour terminer, une citation de Gandhi, à méditer : "La désobéissance civile est le droit imprescriptible de tout citoyen, il ne saurait y renoncer sans cesser d'être
un homme. Ce serait vouloir emprisonner la conscience que de faire cesser la désobéissance civile."