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Mercredi 9 juillet 2008
Me revoilà après une longue période d'autisme volontaire. Juste que j'avais un p'tit mémoire à rédiger, rien de grave, hein, je vous rassure.

Voilà, aujourd'hui, à l'heure où j'écris cet article (il est 23h25), je peux officiellement le dire : j'en ai terminé avec ce put... de mémoire dont je vous ai parlé si souvent... Je l'ai rendu à l'école cet aprèm, jour de ma fête, c'est assez symbolique quand on y pense... Comme ça je m'en souviendrai au moins ! Après une course de fond de plus d'un an de travail, deux mois complet d'écriture, une semaine à en bouffer jour et nuit, les derniers jours en sprint en sprint pour terminer à temps, les avant-avant-dernières modifications, les avant-dernières modifs, les DERNIERES modifs enfin (grrrrr merci ma directrice de mémoire, un peu perfectionniste sur les bords celle-là !), le voilà, il est tout beau, tout chaud, imprimé, livré, c'est bouclé. Réponse du jury de lecture dans 15 jours pour une soutenance tout début septembre...

Bref pour l'instant, puisque le mémoire est terminé, je m'octroie des vacances ! Je pars dans le Sud... Vendredi ! Mon père sera là. Je ne l'ai pas vu depuis plus de 3 ans (il habite à 10 000km). Entre temps il a été gravement malade. J'suis un ptit peu flipée tout de même parce que je sais qu'il a pris un gros coup de vieux et j'ai un peu peur d'avoir un gros choc.

Y'a aussi le fait qu'il est venu avec sa femme (que je connais déjà) et la fille de celle-ci, que, par contre, je ne connais pas. Elle a 7 ans, c'est un peu ma ptite soeur, elle appelle mon père Papa, elle vit avec lui... Moi qui n'ai aucun bon souvenir de mon enfance avec mon père, je redoute un peu les gestes de tendresse qu'il pourrait avoir à son égard. S'il la prend sur ses genoux, serai-je jalouse ? De ne pas avoir eu ça ? C'est pas sain d'être jalouse d'une gamine de 7 ans, qui a rien demandé de tout ça. Serai-je heureuse, qu'il ne reproduise pas les mêmes erreurs avec elles qu'il a commises avec moi ? Je l'espère de tout coeur. J'espère surtout ne pas avoir les larmes aux yeux en voyant ce genre d'images auxquelles je me prépare... Le bisou du soir, les câlins, les chatouilles... Bref ! J'ai 20 ans de plus que cette enfant, je n'ai certainement plus besoin de tout ça !

Ah oui et puis... Je vais -normalement- voir Sacha !!! Je suis toute émoustillée à cette idée. Il a l'air pressé aussi... Je me méfie toujours autant ceci dit. Je sais d'avance d'ailleurs que ça va un peu me gâcher le goût des retrouvailles. J'essaierai de ne rien laisser paraître, d'être sûre de moi, de faire croire que je vis au jour le jour et que je me pose pas de questions, même si ça bouillonne à l'intérieur. Je vais ptêt essayer de suivre les conseils d'UHCLA, ici link mais je suis vraiment pas sûre d'arriver à me retenir... Quand j'ai des papillons dans le vente, j'ai du mal à contrôler... Envoyez-moi toutes vos goods vibrations parce que là, je sens que je joue gros et que la chute va être un peu rude s'il me déçoit...
Par Potelee - Publié dans : Au quotidien - Communauté : Relations amoureuses
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Samedi 28 juin 2008
Et voilà, cette 4ème et dernière année s'achève. Cette semaine c'était la semaine des dernères fois... Du coup, je me sens un peu nostalgique... Résumé rapide :

- mardi soir dernière soirée entre copines : un discours émouvant, des souvenirs à la pelle, des éclats de rire, une absence remarquée...

- mercredi soir : soirée de "désintégration" avec la promo, nous l'avons boycottée...

- jeudi midi : apéro sur mon lieu de stage, remerciements avisés de nos maîtres de stage (ben oui, c'est vrai, sans leurs huit stagiaires, beaucoup de patients ne seraient pas pris en charge : vous avez bien lu, oui, à l'hôpital, aujourd'hui, la qualité de la prise en charge des patients dépend AUSSI de la présence des stagiaires, non pas que je veuille nous lancer des fleurs, non non, juste que je trouve ça lamentable que plus de rééls postes ne soient pas créés...)

- jeudi après-midi : dernier après-midi de stage, dernières séances avec les patients, encore une fois des séparations émouvantes, merci Mr P. vous m'avez fait un beau cadeau en m'exprimant, à votre manière, vos remerciements...

- vendredi midi enfin, apéro à l'école avec la direction. Ils nous avaient sorti le grand jeu : champagne et petits fours de chez le traiteur, accompagnés d'un discours plus qu'élogieux. Après nous avoir torturées lors de l'oral du concours, nous avons appris à les connaître au fil des ans, et maintenant nous sommes collègues. Enfin, bientôt. Mais c'est comme si. Etrange de les découvrir sous un autre jour. Quatre orchidées, une chanson en leur honneur, une larme discrète de la rigide directrice (mais qui se verra sur le film hihi !!!), des bises presque amicales, des photos de promo très drôles, avec et sans la direction... Waw, ça en fait des souvenirs !

Et bien sortie de tout ça, je me sens vraiment bizarre. A la fois très heureuse et une grosse envie de pleurer... Une page qui se tourne, pour du positif, mais laissant derrière elle plein de bons moments qu'on ne vivra plus et dont j'espère garder le souvenir longtemps longtemps longtemps...

Maintenant, il me reste un dernier challenge à relever, avant de m'auto-proclamer "en vacances". J'ai neuf jours exactement, pour boucler l'écriture de mon mémoire. En fait huit, puisqu'il est minuit passé... La route magique n'est qu'à quelques pas devant moi, courage !
Par Potelee - Publié dans : Au boulot
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Jeudi 19 juin 2008
Inspirée par un article lu chez Marie, ici : link , me voilà prête à vous raconter l'une des expériences la plus traumatisante de ma vie de ronde.

Quand j'étais gamine, j'adorais les manèges à sensations. Je me souviens, ado, lorsque je venais en France pour l'été et que nous dépensions tout notre argent de poche dans les fêtes forraines, ma cousine et moi. Tout y passait : des pinces à peluche qui n'accrochent jamais aux attractions toujours plus effrayantes, en passant par la galerie des glaces et les auto-tamponneuses. Pourtant, j'ai toujours été une trouillarde. Je me rappelle, petite, une fois, j'avais forcé mon père à m'accompagner dans une attraction : vous savez celle où on passe dans des couloirs en marchant sur des tapis roulant à sens inverse, dans des piscines à bulles etc... A la fin il y a un cylindre qui tourne... J'avais une trouille pas possible de ce truc... Mon père me prend la main, m'entraîne dans le cylindre et là...comme il a un pas d'avance sur moi, il se met à tourner et finit par me tomber dessus ! Plus de peur que de mal, ouf !

Bref, étant donné que je vivais à la Réunion et que là-bas, à l'époque, à part les pinces et les autos-temponneuses, c'était le grand désert niveau fêtes forraines, j'en profitais un maximum quand je venais en vacances en métropole. Jusqu'au jour où...

J'avais 20 ans (et toutes mes dents, mais ça on s'en fiche) et j'étais à la fête forraine avec mon copain de l'époque et ses amis. Nous faisons un petit tour pour repérer ce qui nous intéresse et programmer la soirée. Ca y'est c'est décidé, c'est celui-là qu'on fait ! Un truc qui ressemblait un peu au manège de la photo d'illustration et pour lequel on nous demande d'ôter tout ce qui risquerait de s'envoler : effets personnels divers, jusqu'aux chaussures. Je prend place près de mon ami, les protections s'abaissent...et là c'est le drame. Le manège ne démarre pas, une alarme se met à sonner et on voit le gérant sortir de sa cabine et venir vers nous. Il m'explique : "Tu vois la lumière rouge là au-dessus de toi ? Ca veut dire que t'es pas sécurisée, les sangles de protection se sont pas bloquées correctement." Il appuie dessus pour tenter de les bloquer...Rien, la lumière reste désespérément rouge. "Bon bah t'as qu'à te mettre en face, les places sont plus larges." Je n'ose même pas adresser un regard à mon copain, honteuse. Devant un manège bondé, sous l'oeil de mon mec et de ses amis, je me vois donc obligée d'aller m'installer sur les sièges qui leur font face. Cette fois, pas de problème, tout se ferme correctement, mais je suis morte de honte, et de trouille, et en plus, je suis même plus à côté de mon mec à qui j'aurai pu lacérer le bras en cas de besoin.

Tout le long du tour de manège, j'ai hurlé comme jamais je crois. Je fixais la lumière au-dessus de moi, j'avais peur qu'elle passe soudain au rouge. Les mots du forrain "T'es pas sécurisée" résonnaient en echo dans ma tête. Je pensais "Et si la ceinture cédait sous mon poids ?".  J'imaginais des scénarios macabres, me voyant m'écraser au sol la tête la 1ère. J'avais vraiment une trouille monstre de tomber, il nous mettait la tête à l'envers, mes fesses se décollaient du siège, et j'avais si peur que je m'accrochais aux sangles de protection de toutes mes forces. A tel point qu'au moment de descendre du manège, je ne pouvais plus desserer mes doigts crispés autour des sangles. A la sortie, je me suis effondrée dans les bras de mon ami. Je crois qu'il n'a pas trop compris pourquoi mais j'ai vraiment eu peur de mourir ce jour-là, en plus de la honte que j'avais ressentie. Evidemment, ils ont continué la tournée des manèges sans moi, toute tremblante encore, rien qu'à les voir tournoyer dans les airs, sans compter que je n'avais pas envie de subir une autre humiliation : après tout, certains manèges n'ont peut-être pas de places plus larges et dans ce cas on me fera carrément descendre ! Non, c'en était trop pour une soirée.

Depuis ce jour-là, je ne suis plus JAMAIS remontée sur une attraction à sensations fortes. Je pense que si j'aimais tellement ça étant petite, c'est princialement car je n'avais pas conscience du risque. Ca me faisait peur, bien sûr, mais je n'avais pas peur de mourir ! J'ai tenté le mini-grand-huit avec mon filleul de 4 ans et même sur un manège pour enfants, j'ai eu peur. J'ai quand même réussi à me contrôler de façon à ce qu'il ne s'en rende pas compte, mais bon, je crois que je ne suis pas prête à tenter l'expérience sur la version adulte de l'attraction, même si ça me fait à nouveau envie... J'espère avoir le courage de m'y remettre un jour, car c'est quelque-chose que j'aimerai partager avec mes enfants. J'ai toujours regretté que mes parents, intellos au possible, ne sachent pas s'amuser. J'ai compris plus tard que ma mère aussi avait la phobie des manèges. Arriverai-je à vaincre la mienne un jour...?

Et vous ? Vous aimez ça les sensations fortes ?
Par Potelee - Publié dans : Ronde attitude
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Mercredi 18 juin 2008

Je dois cette découverte à une amie que j'apprécie beaucoup, même si on ne s'est encore jamais rencontrées pour de vrai...

Extrait de la B.O. de Weeds, une série apparemment très drôle (je n'ai pas encore eu le temps de regarder). Vous vous doutez de quoi ça parle avec un titre pareil, c'est on ne peut plus clair ! ;-) Bref, cette chanson est un joyau... Je l'écoute en boucle depuis deux jours ! Ah oui, montez bien le son, c'est la seule version clip potable que j'ai pu trouver et je ne sais pas pourquoi, chez moi en tout cas, je dois mettre le son à fond pour en profiter !

"David" - Nelly McKay

Look at you you're young
Havin' so much fun
Gonna be a star
Blah blah blah
And click there goes the phone
I don't wanna know
What my
Horoscope's predicting

Just for me a drink
Cuz I need a kick
I don't wanna think
I just wanna sleep

[chorus]
David don't you hear me at all
David won't you give me a call
Waitin' here not makin' a sound
David come around

Mister bushie says
I'm your president
I have lots to say
Hey hey hey
And click goes the remote
There you have my vote
Catchin' the next boat out of here

Just for me a drink
Cuz I need a lie
I don't wanna think
I just wanna die

[chorus]
David don't you hear me at all
David don't you hear through the wall
Waitin' here not makin' a sound
David come around

[bridge]
Chaos pervades the world outside
Days offer spades of hurled outcries
Gone is the fair and five and dime
But he is there
He's so fine

Listen to her play
Has somethin' to say
Even has a rap
Clap clap clap
But click there goes the lid
Sorry 'bout the fib
I ain't got a grip on nothin'

Just for me a drink
Right outta the can
I don't wanna think
I just want my man

[chorus]
David don't you hear me at all
David dear I'm just down the hall
Waitin' here not makin' a sound
David come around

Par Potelee - Publié dans : Vidéos
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Mercredi 18 juin 2008
Depuis quelques jours, je me sens toute légère ! Plus de stress iminnent, un sommeil enfin reposant, le bonheur !

Et puis je ressens à nouveau ces petits papillons dans le ventre... Ceux qui veulent dire qu'on a envie de se laisser porter à y croire... Même si... Ceux qui nous donnent des ailes et la force de soulever des montagnes... Ceux qui font que tout le reste devient fade... Même Paul, mon chouchou, consolé hier (encore) et dont j'ai pu sans mal refuser les avances (pour une fois !). Ceux qui font qu'on ne contrôle plus rien... Oui, mon coeur s'emballe. Léger, il vole haut et prend de la vitesse. J'ai beau essayer de le retenir, le fil du cerf-volant m'a glissé entre les doigts et il n'en fait qu'à sa guise pendant que moi je cours et je sautille en dessous pour tenter en vain d'attrapper la folle ficelle dans les airs...
Pourvu que... *soupir*
Par Potelee - Publié dans : Au quotidien - Communauté : Relations amoureuses
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