C'est fou à quel point je m'ennuie. J'ai passé ma semaine tant bien que mal, entre les diverses formalités administratives et un semblant de
retrouvailles avec Sacha via mon écran d'ordi... Ce week-end ça a été l'horreur. Je me rends compte à quel point je suis seule ici. Personne avec qui fêter mon diplôme. Il faut vraiment que je me
trouve une activité pour faire des connaissances, j'en peux plus de ma solitude...
C'est en général dans des week-ends comme celui-ci que je me retrouve sur un chat, à rembarrer des inconnus goujeats et à répéter, 50 fois à la minute "Non, j'ai pas MSN", comme si c'était
possible, de nos jours, de ne pas avoir MSN ! Je sais même pas pourquoi j'y vais. Je me régale juste de leur dire que je suis pas intéressée, que je suis juste là pour "passer le temps". Parfois,
avec un peu de chance, je trouve une oreille attentive à qui je me confie l'espace de quelques minutes. Puis je décroche de ce monde virtuel en prenant conscience que j'ai encore perdu mon temps,
au lieu d'aller à la rencontre de vrais gens !
Mon naturel ultra-réservé m'empêche de nouer des contacts facilement, ce qui tranche avec la facilité que j'ai à me confier à des inconnus sur la toile. Il y a aussi le fait que je sais que je
vais quitter cette région un jour où l'autre, et même bientôt. Du coup, je me dis bêtement qu'il ne sert à rien de se trouver des amis ici, pour partir dans quelques mois ailleurs, loin d'eux. En
parallèle, je constate que c'est toujours ce que je me suis dit, quel que soit l'endroit où j'ai été ces dernières années. Résultat : très peu d'amis et beaucoup de solitude. Il faut que ça change,
que je rencontre du monde, des gens nouveaux, des univers autres que le mien. J'hésite entre la danse africaine, la salsa ou le djembe... ? Mais vais-je oser y aller seule et être suffisamment
patiente pour faire mon trou trnaquillement dans un groupe ? Ce projet m'effraie bien plus que mon tout premier jour de travail, demain... Bizarre...