"Il y a des choses qu'on ne peut dire qu'en embrassant...parce que les choses les plus profondes et les plus pures peut-être ne sortent pas de l'âme
tant qu'un baiser ne les appelle."Maurice Maeterlinck
Oui, ce week-end j'ai vu Sacha... Je vous raconte ? Ou pas ? Et bien...........................
Non ! Car avant ça il faut que je raconte ce week-end un peu étrange que je viens de vivre...
Article en travaux... A suivre...
Je vous laissais donc dans ce suspense insoutenable, il y a quelques jours... Voici la suite...
Samedi soir, au mariage de ma cousine, je reçois quelques textos de Sacha, me demandant si je m'amuse, si on a fini le repas, etc... Au bout d'un moment, je finis par lui dire que je suis à moins
de 20km de chez lui et que s'il veut discuter, ce serait plus simple qu'il passe me faire un coucou. Ce à quoi il me répond qu'il s'habille et qu'il arrive... Ca paraissait tellement
irréel et pourtant, je ne sais pas pourquoi, je sentais que cette fois était la bonne et qu'il n'allait pas se défiler. En l'attendant, j'ai dansé comme une folle, un sourire irrémédiablement
scotché à mon visage. Je pensais "Deux ans, deux années qu'on ne s'est pas vus... Et dans quelques minutes, il sera là, devant moi... Tout près de moi...". En même temps, je réalise que j'ai mon
train le lendemain matin et que nous n'avons donc que quelques heures, une ou deux, peut-être plus, mais quatre ou cinq au maximum, à passer ensemble. C'est peut-être pour cette raison que je me
suis dit que nous n'évoquerions pas les sujets sensibles, que je ne demanderai pas d'explications, parce que ces petites heures me paraissaient trop courtes pour creuser la question.
C'est sans doute aussi parce que mes partiels approchaient, et que je n'avais pas envie d'avoir à réfléchir au choix cornélien qui s'imposerait à moi après cette cruciale discussion. Ni même de me
repasser le film de cette soirée en interprétant chacune de ses réponses, chacun de ses gestes, chaque parole, chaque regard... Un nouveau texto... Il est là...
Je pars à sa rencontre et entre dans sa voiture. Je ne lui fais pas la bise. J'en suis incapable. Je m'assois sur le siège passager, le salue d'un sourire. Il m'emmène faire un tour dans la
garrigue. Nous marchons au clair de lune, autour des taureaux et des chevaux, en discutant de nos boulots respectifs, de mes prochaines échéances estudantines, de l'orage qui va arriver... Je
sautille partout, un large sourire aux lèvres, je suis si heureuse qu'il soit là. L'orage arrive plus tôt que prévu et nous voilà obligés de faire demi-tour pour s'abriter dans la
voiture. Il passe sa main sur ma cuisse, tendrement. Je suis gênée. Je ne sais ni que dire, ni que faire. Je n'ai aucune envie de le repousser, mais je sais qu'il vaudrait mieux que je ne craque
pas. Alors je le prends dans mes bras, on reste comme ça un moment, tout en continuant de parler. Je sens son odeur et son coeur qui bat et cela m'ennivre. Je me sens si bien contre
lui.
Nous avons échangé quelques baisers, quelques caresses tendres avant qu'il ne me ramène à la salle. Il n'y avait plus personne, le soleil commençait à se lever et ma voiture était la seule sur le
parking. Je sais bien que ce moment passé ensemble n'est en aucun cas une promesse. Mais c'étais si doux, que ça m'a donné des envies d'encore. Le soir même et le lendemain, il s'est
montré très tendre et attentionné, m'envoyant des tas de textos... Depuis, moins de sms, mais nous nous parlons quotidiennement sur MSN. Cette semaine j'avais mes partiels, je n'ai donc pas voulu
aborder les questions qui fâchent (la politique de l'autruche, vous connaissez ?). J'ai préféré profiter des ondes positives qu'il m'envoyait, de l'énergie que tout ça me donnait. Vendredi il m'a
demandé si j'avais des regrets. J'ai répondu que j'avais des interrogations, mais pas de regrets et lui ai renvoyé la question. "Oh non" a-t-il répondu.
Maintenant que mes partiels sont finis, il va falloir qu'on discute sérieusement. J'ai besoin de savoir où il en est, ce qu'il attend de notre relation. Et je pense qu'il le sait. Mon problème
c'est que je ne veux pas qu'il fuie cette discussion. Et que je ne sais pas comment l'amener... Sur MSN c'est exclu, car il est en général au boulot donc parfois j'attends pas mal de temps avant
d'avoir une réponse et puis j'ai besoin, à défaut de pouvoir voir ses yeux, d'entendre sa voix, pouvoir sentir un minimum s'il est sincère ou pas. Put... de distance qui nous sépare...
Alors dites-moi... Vous avez des idées ? Comment l'amener tout en douceur à avoir cette discussion, certes désagréable, mais néanmoins nécessaire, pour que je n'avance pas dans cette relation à
l'aveuglette comme ce fût le cas auparavant ? Ce week-end je n'ai eu aucune nouvelle. J'ai lutté contre moi-même pour ne pas en envoyer moi-même, me disant que s'il pensait à moi, il se
manifesterait. Alors du coup je m'interroge. Peut-être est-il encore avec elle ? Même cette question je ne la lui ai pas encore posée... Si vous saviez à quel point je présens que je me suis
fourrée dans de mauvais draps, qu'il ne peut que me décevoir à nouveau... Mais qu'en même temps... C'est lui... Et que je serai prête à tout (ou presque) pour qu'il nous accorde une vraie
chance...
"Vis comme si tu devais mourir demain, apprends comme si tu devais vivre toujours !"Gandhi
Peinture de Stéphanie Guilloux, à voir ici :
link !
J'ai toujours eu un faible pour les artistes. Leurs idées saugrenues, l'originalité de leur look, leur côté engagé, leur timidité bien masquée... J'apprécie aussi le fait qu'ils aient un avis sur
tout, ce qui ouvre le champ à des discussions enrichissantes. J'aime leur curiosité insatiable, leur soif d'apprendre, leur manière d'appliquer la maxime "carpe diem", leur sensibilité à fleur de
peau, leur grain de folie... Parmi ceux que j'affectionne le plus : les musiciens. Je les trouve d'une sensualité débordante.
L'autre jour, sur un chat, j'en ai croisé un... Nous avons passé trois nuits de suite à papoter. Ca faisait bien longtemps que ça ne m'était pas arrivé. De ne pas voir passer l'heure, de discuter
de tout et de rien, de ne pas avoir envie de me coucher pour continuer la discussion, de m'endormir la tête remplie d'étoiles, de m'éveiller en pensant à lui, dès la 1ère seconde. Et pourtant...
Il m'a proposé une rencontre et je me suis défilée deux fois de suite...
Pourquoi j'hésite ? Il y a tellement, tellement de raisons que je ne sais pas par où commencer. D'abord et en premier lieu il y a le fait que j'ai terriblement peur de tomber amoureuse
en ce moment. J'ai beaucoup de boulot et je me sais passionnée en amour. Quand je suis "in love", plus rien autour ne compte... Et ça, c'est vraiment, vraiment, mais alors vraiment pas le
moment.
Ensuite, des petits détails, stupides, qui me bloquent. [Note de moi : amis lecteurs masculins, ce paragraphe est à lire avec beaucoup d'humour et de second degré ! Merci pour votre
attention, nous vous souhaitons un agréable vol en notre compagnie ! Oups ! Comment ça je m'égare ?!] Donc des détails qui me freinent. Comme le fait qu'il soit chauve et maigrichon, alors
que j'aime les hommes plutôt potelés et que quand même, je me demande à quoi je vais m'accrocher pendant l'acte si y'a ni cheveux, ni poignées d'amour :-) ! Ah oui puis y'a aussi le fait
qu'il m'a avoué n'avoir jamais eu de copines avant l'âge de 26 ans (il en a 30). Et que la raison des ruptures était qu'"il était trop gentil".
Bon voilà quoi, on sait ce que ça veut dire en langage de nana :-/. Enfin, y'a plusieurs possibilités, mais dans tous les cas ça veut dire qu'il y a une couille dans le potage. Les
hommes "trop gentils" j'en ai quitté quelques-uns, je me suis défilé auprès de beaucoup (Henri le dernier en date pour ceux qui me suivent...). Ceux que j'ai fui, ne m'ont pas donné envie.
Parce que je me rends compte qu'il me faut un minimum de challenge. Juste un truc qui puisse me laisser penser qu'il saura me surprendre. Ou un tout-petit rien, qui puisse me laisser imaginer
qu'il est inaccessible. S'il n'y a pas ce détail qui rend la chose attrayante, c'est effet zéro...Rien...Nada...Que dalle...Pas la moindre désir... Pas un soupçon de papillon au creux du
ventre... Quant à ceux que j'ai quittés, ils étaient, au choix, trop collants, trop immatures, trop dépressifs, trop mauvais coup... Et comme il n'a l'air ni immature ni dépressif... Je vous
le dis moi, tout ça, ça cache un petit zizi !!! Ou alors un éjaculateur précoce ? Ou encore il bande mou ? Oh la la la, je psychote, c'est ridicule... Si ça se trouve c'est juste LA perle
rare...
Car malgré tout, je suis sous le charme et pour que vous puissiez juger, après vous avoir parlé de ce qui me faisait hésiter, il faut que je vous dise ce qui me plaît chez
lui. D'abord son côté artiste et tout ce que j'ai évoqué dans le premier paragraphe. J'ai pu voir une petite vidéo de lui sur son myspace : il a un sourire craquant et des expressions de
visage adorables. Au passage j'ai écouté ses chansons. Rigolotes et engagées comme j'aime. Il a une très jolie voix, ses doigts qui courent sur les cordes de sa guitare me rendent toute
chose. J'aime nos discussions. J'admire son côté écolo anti société de consommation radicaliste. J'ai souris lorsqu'il m'a dit qu'il était un grand romantique. Ce n'est pas pour me déplaire.
Si ça n'inclue pas le fait de rester chaste pendant des mois (faudrait pas pousser non plus !!!) ou de façon plus générale si romantique ne veut pas dire...coincé.
Alors que faire...? Je vous pose la question à vous chers amis lecteurs, qui commencez à bien me connaître. Oui, vous là. Ceux qui me lisent en me faisant parfois partager leurs
expériences. Ceux qui me suivent sans jamais s'exprimer. Il est temps ! Temps de me dire ce que vous feriez à ma place !
Que faire ? Lui expliquer que j'aimerai ne pas précipiter la rencontre à cause de mes examens, mais que malgré tout, j'ai envie de le connaître davantage ? A mon avis, c'est la meilleure
solution, ça nous laisserait le temps de nous connaître, au moins virtuellement, et de voir si l'envie de se voir est toujours là après quelques temps... Mais en même temps j'ai peur. Peur de
passer à côté de quelque-chose comme me le disait mon horoscope il y a quelques jours. Stupides prévisions qui sèment le trouble ! Alors dois-je accepter une rencontre au risque de : 1) tomber
folle amoureuse et délaisser quelque peu mes études 2) découvrir qu'une fois de plus j'ai idéalisé la personne et repartir déçue ?
Questions subsidiaires : Pensez-vous qu'un homme qui n'a eu aucune relation amoureuse avant l'âge de 26 ans et qui se dit célibataire depuis longtemps puisse être un bon amant ? Croyez-vous au
fait qu'un timide puisse se lâcher au lit ?
J'avoue être un peu perdue et avoir besoin de conseils...
Hier soir, je lisais un
bouquin, bon, pas de la grande littérature, c'est certain, je vous l'accorde, mais bon vous comprendrez que les lectures sur Alzheimer (thème de mon mémoire) ça me sort un peu, mais juste un peu,
un chouia, par les trous de nez en ce moment. [Parenthèse studieuse : oui oui, vous ne rêvez pas, j'ai enfin ouvert ces maudits bouquins, fait des fiches de lecture et même que j'ai
écrit les six premières page de mon "oeuvre" d'un trait hier soir ! Quoi ?! Comment ça six pages c'est rien du tout ? Que celui qui ose me dire ça en face fasse attention, je mords ! GRRRRR !!!]
Donc pour me sortir tout ça de la tête et rire un bon coup avant de dormir je me suis acheté il y a quelques jours un livre, débile au possible, pathétique à souhait et, pour couronner le tout,
très mal écrit. Mais alors le chapitre d'hier m'a fait me plier en deux (j'avoue, je ne lis qu'un chapitre par soir parce que je me couche tellement tard que je suis épuisée et que dans cet
état-là 10 pages à lire c'est déjà énorme, même s'il n'y a aucun effort à faire pour comprendre !) !!!
Donc ce fameux bouquin c'est "Spécimens à disposition des jeunes filles faciles" par Virginie De Clausade. En gros c'est l'histoire d'une nana, un peu bourgeoise (c'est un euphémisme...), qui
accumule les conquêtes... Chaque chapitre décrit une relation avec l'un des spécimens de l'espèce masculine. C'est bourré de clichés, de généralisations à deux francs six sous mais on s'identifie
forcément à un moment donné de l'histoire, parce que nous aussi, on est tombé sur ce genre de spécimen un jour et que finalement, ça fait un bien fou de savoir qu'on est juste pas la seule à
essuyer des déceptions ! Donc hier, c'était le soir du chapitre "La Plante verte"... Ca m'a rappelé quelqu'un, Robin pour ne pas le citer... Pour bien comprendre le parallèle je vous incite à
relire ça : Nouvelle rencontre...folle... Et je vous cite un extrait du bouquin, oups pardon, du chef-d'oeuvre que je lis en
ce moment...
"Il arrive, de temps en temps, à une Jeune Fille Facile de céder à l'appel de la vanité. Parce que ce qui est fait n'est plus à faire et, pour ne pas mourir idiote, vous vous virilisez le temps
d'une relation en ne sortant avec un garçon que (et exclusivement que) pour son physique avantageux. C'est la Plante Verte. [...] La Plante Verte est objectivement très, très belle. Il en est
même impressionnant, c'est une pub pour caleçon sur pattes (note de moi (ndm) :c'est la meilleure expression du livre je vous préviens !). Vous le remarquez parce qu'il est impossible d'en être
autrement, c'est son fonds de commerce, il n'imagine pas une minute arriver quelque part sans que tous les regards (tous sexes confondus) ne se tournent vers lui. Vous le regardez donc plus par
curiosité (presque malsaine) que par intérêt. Plus rien n'est naturel chez la Plante Verte, son look est hypertravaillé, il pose constamment, connaît son meilleur profil, épile ses sourcils et
son torse (ndm : et tout le reste aussi, faut pas croire !), se fait des manucures, des peelings, des soins... [...] Vous le srutez sans aucun complexe, persuadée que la Plante Verte ne vous
remarque pas (vous l'imaginez au mieux avec une pamela Anderson au bras, au pire avec une apprentie Paris Hilton). Il ne doit même pas savoir que des filles comme vous partagent la même planète
que lui. Pourtant, un jour, la Plante Verte vous aborde, à votre plus grande surprise : vous étiez persuadée que son regard ne descendait pas en dessous du mètre soixante-treize (et qu'il ne
pouvait donc pas vous voir). [... ndm : La rencontre, le premier baiser, tout ça tout ça... Puis vient le grand soir...] Vous êtes assise sur le canapé, la Plante Verte reprend la même pose que
la veille, vous savez ce qui vous attend, vous lui souriez et prenez une grande respiration avant d'y aller. Il vous touche sans beaucoup de délicatesse, vous vous dites que c'est dû au feu de
l'action et à la passion. Quand vous couchez avec lui, il continue de poser et va jusqu'à grimacer, vous imaginez sans mal les films qu'il a vus pour avoir ce genre d'expressions (ndm : et ça, ça
met vraiment vraiment mal à l'aise ! Je l'avais d'ailleurs décrit ainsi "J'avais l'impression d'être dans un film porno"). Vous êtes sexuellement objetisée."
Je rajouterai que quand on dit gentiment à la Plante Verte qu'on est arrivée au bout et qu'on n'a plus envie de le voir, il a une facheuse tendance à se vexer et à vous reprocher votre manque de
sincérité (Celle-là elle est bien bonne ! C'est l'hôpital qui se fout de la charité !) alors même que vous lui aviez dit que ça ne pourrait absolument pas marcher et que vous vous lasseriez vite
d'une telle relation. Dans ce genre de situation, la Plante Verte, se sentant humiliée, n'a comme seul recours de vous descendre (je cite : "Ne te crois pas irrésistible") et de prétexter
que de toutes façons "j'avais pas envie de te voir non plus".
Il a la mémoire courte la Plante Verte parce qu'hier encore il vous envoyait un texto au milieu de la nuit pour vous signaler ces ardeurs à l'idée de vous voir bientôt, et qu'à peine quelques
minutes auparavant il vous disait même qu'il avait jamais eu une telle "osmose sexuelle", pour reprendre ses propres mots, avec quelqu'un. Oui mais bon, c'est pas réciproque. Comme je suis une
fille bien élevée, je n'ai pas parlé de ce petit détail mais bon...
D'après lui, je ne suis pas sincère car je cherche un mec alors que "nous ne sommes qu'amant" Mouhahahahaha ! Ils sont vite repérés les baratineurs, je lui ai précisé que ce n'est pas moi qui ai
dit des "mon coeur" à tout va, ni même proposé d'aller au restau, ni même moi qui me suis plainte de ne pas avoir de compliments (oui oui, je ne flattais pas assez monsieur, bien sûr, puisque je
ne suis pas entrée dans son jeu). J'ai aussi rappelé que je lui avais dit dès le départ que je me lasserai vite et que j'étais désolée que ce sentiment de lassitude arrive au bout de deux
rencontres à peine et que je comprenais que c'est frustrant pour lui, parce que pour une fois quelqu'un lui résiste et que ça doit pas lui arriver si souvent, mais bon voilà c'est comme ça et pas
autrement, j'ai plus aucune envie de le voir.
Bien sûr j'ai eu droit à l'habituel "Je crois pas t'avoir forcé un jour, chaque fois qu'on s'est vus tu as eu envie de moi"... Je me suis abstenue de lui dire que le premier soir j'étais beurrée
comme un pti lu, que c'était bien, mais sans plus... Et que la 2ème fois c'était la cata et que vraiment, il ne pouvait pas se vanter d'être un bon coup malgré son corps d'athlète et sa peau
hâlée aux UV. Bref, tout ça pour dire que je le laisse penser ce qu'il veut, j'en ai rien à braire, pas envie de batailler avec un énergumène pareil et puis d'abord j'ai autre chose à faire
!
"En amour, on
plaît plutôt par d'agréables défauts que par des qualités essentielles."Ninon de Lenclos
Avant de partir, je vous donne les dernières news côté love.
- J'ai finalement dit à Sacha que je savais qu'il avait quelqu'un, et que je m'en foutais. Ouf, ça fait du bien de lui rabattre le caquet. Il ne savait pas quoi dire. Il n'a même pas demandé
comment je l'avais découvert.
- J'ai eu Robin au téléphone. Je lui ai dit ce que j'avais pensé de notre dernière rencontre. Il s'est d'abord beaucoup vexé. Puis il a admis qu'il avait été "maladroit" (minable oui ! oups !) et
il s'est confondu en excuses (pauvre mec !). Au passage il m'a dit que je ne lui avais jamais fait de compliments et que si j'avais voulu quelque-chose de plus sérieux, je lui aurai au moins dit
que j'étais bien dans ses bras (il ne semble pas envisager que je puisse ne pas être bien dans ses bras ou, à défaut, ne rien vouloir de sérieux, avec lui en tout cas). Bref, il tient absolument
à m'inviter au restau la semaine prochaine pour discuter sérieusement (Ouh la... Que va-t'il m'annoncer ?)... Affaire à suivre...
- J'ai aussi eu une discussion avec Paul, mon chouchou du moment, je dois bien l'admettre. Pour que vous compreniez les tenants et les aboutissants de cette histoire il faut que je vous raconte
un peu la situation. Il est amoureux, depuis bientôt un an, d'une femme qui est en couple. Elle est amoureuse de lui aussi. S'il n'y avait que ça ce serait simple. Mais voilà... Son compagnon
actuel la brutalise et la terrorise. A tel point que malgré les promesses de Paul qu'ils partiraient loin ensemble, qu'il saurait l'aimer, qu'elle changerait de travail s'il le fallait, qu'il ne
pourrait pas la retrouver, rien n'y fait, elle ne se décide pas à quitter ce mec qui lui fait tant de mal. Quand j'ai rencontré Paul l'été dernier, ils venaient de se séparer car il ne supportait
plus son immobilisme. Bien sûr, de par ma présence et notre courte histoire de deux mois, elle s'est sentie menacée, elle a eu peur de le perdre définitivement, elle a dû jouer ses dernières
cartes pour le récupérer et ça a marché. Il m'a quitté sous des prétextes bidons alors que tout se passait bien entre nous. Depuis on se revoit, mais il le lui cache. Elle sait seulement que l'on
se parle encore sur MSN. Et elle lui fait des crises de jalousie pour ça. J'ai passé des heures à le conseiller sur cette histoire. Il en souffre beaucoup même s'il ne veut pas le montrer. Il
souffre de la voir souffrir, il souffre qu'elle ne prenne pas de décision, il souffre de cette attente, qui le rend indisponible à vivre une autre histoire tout en étant complètement insatisfait
de ce qu'il vit actuellement. L'autre jour donc, je ne le sentais pas en forme, je savais que c'était lié à elle. Je l'interroge et il finit par m'avouer qu'elle est jalouse de moi. Moi qui ne
suis là que pour combler la tendresse qu'elle ne lui apporte pas. Elle a tout son amour, moi je n'ai que des reliquats... Et elle est jalouse ! Nous avions déjà parlé de ça, du fait que j'étais
mal à l'aise dans le rôle de la maîtresse et il m'avait répondu que même si ça me paraît impossible, on peut aimer deux personnes en même temps. C'était une déclaration d'amour de merde alors
j'ai fait comme si je n'avais rien entendu. Je ne veux pas entendre de mots d'amour de sa part. Je pourrai facilement y croire et m'emballer avec lui... Bref cette fois, alors que je répète que
je n'aime vraiment pas cette place de maîtresse, il me répond qu'elle n'a pas la place de la copine (oui, enfin, plus que moi quand même !) et qu'il a peur de me perdre... !!! J'étais
littéralement sur le cul... Moi qui m'efforçais de ne rien attendre de cette relation, de la vivre au jour le jour, en sachant que chaque fois que l'on se voit peut être la dernière, voilà qu'il
se met à avoir peur pour notre avenir ! Il m'a expliqué qu'il savait qu'il avait un choix à faire : moi ou elle. Et si c'est elle : se taire ou imposer qu'il me voit. Je n'ai pas dit ce que j'en
pensais. J'ai simplement répondu que je savais que la balance ne pencherait pas pour moi, et qu'il fallait surtout qu'il écoute son coeur, parce que c'est la seule façon de ne pas être frustré.
Ce que j'en pense et que je n'ai pas dit, c'est que quoique son coeur dise, il ne laissera pas tomber cette fille. Il est trop attaché à elle et il sait l'espoir qu'il représente pour elle.
Il ne prendra pas le risque de la décevoir. Même s'il a peur de me perdre, il doit vivre jusqu'au bout cette histoire pour se rendre compte si ça valait le coup, ou pas. Comme il me dit souvent
"Jai peur de vouloir ce que je ne peux pas obtenir". Et j'ai bien peur qu'il ait raison. D'autre part, même si je sais ce que c'est que d'être sous l'emprise de quelqu'un de violent, je finis par
me demander si elle l'aime vraiment, Paul. Pourquoi le fait-elle autant poireauter ? Pourquoi ne saisit-elle pas sa chance ? Bref, voilà, je pense qu'il va bientôt prendre du recul et que cette
discussion avec moi était une manière de m'y préparer...
- Pour finir, je suis allée au cinéma cette semaine avec le garçon charmant de ma dernière rencontre. Appelons-le Henri. C'est fou l'imagination que j'ai ! C'était sympa. Oui rien à dire. Soirée
agréable. Mais fade. Tellement fade. Le soir même sur MSN, il me fait comprendre, par des sous-entendus très très très évident que je lui plais. Et puis voilà que je m'imagine dans ses bras, mais
non, ça ne va pas. Quelque-chose cloche, je ne sais pas quoi, mais quelque-chose ne tourne pas rond. C'est pourtant parfait. Il veut être présent pour moi, il ne demande qu'un peu de tendresse
(serait-il asexué ?), il m'envoie des sms tous mignons chaque soir avant de dormir... Mais je ne sais pas pourquoi, je reste bloquée au stade "je-l-aime-bien-mais-c-est-tout"...
Finalement je me demande de quoi j'ai envie. Je veux une relation simple et quand elle se présente à moi, je n'arrive pas à m'accrocher au wagon. Une relation simple oui, mais avec un minimum de
challenge. Ou alors c'est que je ne suis pas prête à vivre quelque-chose de sérieux pour le moment, malgré mon envie pressante de me "caser"... Y'a des jours, je n'arrive vraiment pas à me
comprendre !
Une semaine très...riche à vous
raconter. Une déception, un grand moment de solitude, une soirée tendre et une charmante rencontre ! Oui oui, tout ça !
On va procéder chronologiquement.
Le week-end dernier j'ai donc revu Robin (la fashion victim). Grande déception. J'ai eu comme l'impression d'être dans un film porno et de servir de poupée gonflable. Peu ou pas de
tendresse, peu de temps à me consacrer, je vous passe les détails, en bref, c'était nul. Donc terminé, on ne se verra plus.
Le dimanche, j'ai rencontré un nouveau contact avec qui je discutais depuis quelques temps. J'ai honte de dire ça, mais lorsque je l'ai vu, j'ai eu envie de me sauver en courant. Vous voyez ce
que ça donne, Steve Urkel en blanc ? Ben voilà. Le même. Un pantalon en velours côtelé vert kaki, remonté jusqu'au torse, de sorte qu'on distinguait aisément le "paquet" qu'il portait à droite,
si vous voyez ce que je veux dire. Vous avez pas compris ? Son pantalon était porté tellement haut que c'était très serré au niveau de l'entrejambe. C'est bon, vous avez saisi ? Non mais
franchement, s'habiller comme ça à 30 ans, c'est un tue l'amour. Et moi qui m'étais fait toute belle, en robe noire, simple mais élégante, cette fois c'était moi la fashion victim ! On
a marché un long long moment sous la pluie. Un trop long moment, où je voyais le regard des gens (surtout les hommes) se porter sur nous, d'un air interrogateur, voire dégoûté. Nous marchions
côte à côte car il s'était entiché de me protéger avec un parapluie dont les baleines étaient cassées et se prenaient dans mes cheveux, tout ça pour éviter une pluie fine que je trouvais plutôt
agréable. Donc forcément, on devait avoir l'air d'un petit couple. Dépareillé cela dit, ce qui attirait le regard des gens. J'avais un peu honte, car je ne pouvais m'empêcher de repenser à son
pantalon et son "paquet" et je me disais : "Pourvu qu'il n'ait pas d'érection, c'est peut-être pour ça que les gens nous regardent comme ça ?". Arrivés au café après de longues minutes de marche,
je n'avais déjà plus rien à lui dire, ayant épuisé les seuls points communs que nous pouvions avoir durant la balade. Comme je lui avais dit que j'étais gourmande, il n'a fait que me
parler de tous les plats qu'il invente (il a l'air doué et créatif dans ce domaine). Malheureusement, le pauvre était toujours à côté de la plaque puisqu'il évoquait sans arrêt des
ingrédients que je n'aime pas du tout. Après ça j'ai eu droit au récit du décès et des funérailles de sa grand-mère, qui a trépassé récemment et qui lui a légué une télé (il n'en avait pas avant
: c'est pas vrai, ça existe encore ?). Je pense qu'il n'a pas dû avoir les gênes de la séduction celui-là, il ne sait vraiment pas s'y prendre, à se demander s'il a déjà eu une copine. Bref, le
rendez-vous catastrophe, dont je rigole beaucoup quelques jours après avec les ami(e)s. Ben quoi, je vais pas pleurer non plus ? Ni jouer mère Thérésa et me forcer sous prétexte qu'il se prétend
"fragile". Oui oui, je sais, encore un dans cette veine-là, quand je vous disais que je les attire comme un aimant !
Lundi soir, sur un coup de tête, j'ai appelé mon FA. Je me souviens plus si je lui ai déjà donné un surnom ? Bon ce sera... Paul, au hasard. Comme d'habitude au téléphone, conversation un
peu tendue, il m'envoie des piques et j'ai du mal à savoir s'il me taquine gentiment ou s'il est sérieux. De son côté, il a du mal à saisir si je me vexe pour de vrai, ou si j'exagère le trait.
Pourtant le lendemain, quand dans un moment de blues je propose de venir lui rendre visite, il accepte volontiers. Et comme à chaque fois que je sais que je vais passer la soirée en sa compagnie,
le sourire me revient immédiatement. J'arrive donc chez lui avec le repas, radieuse. Il a l'air heureux de me voir aussi. On a passé une excellente soirée, comme souvent. Entre éclats de rires et
émotions partagées. Je lui ai raconté mes "conquêtes". Nous en avons beaucoup ri. Jusqu'aux larmes. Mais quelque part je l'ai senti rassuré de constater que personne ne le remplacerait pour le
moment. Il m'a parlé de ses derniers contacts également, j'ai ravalé la jalousie que je sentais monter, monter en moi. Et j'ai été rassurée de l'entendre dire que sa situation était bien
trop compliquée pour qu'il s'embarque à nouveau dans un jeu de séduction avec une nouvelle prétendante. Et ravie d'entendre, même s'il ne l'a dit qu'à demi-mot, que j'ai une place toute
particulière pour lui dans sa vie en ce moment. La nuit fût magnifique, comme toujours. J'avais oublié à quel point c'était bon de faire l'amour avec lui. De sentir ses caresses sur
moi. De voir son visage lorsqu'il jouit. De caresser ses cheveux après l'amour. De parler et rire encore et encore. De m'endormir dans ses bras, sa main tenant la mienne tendrement. Ce qui me
confirme que oui, pour moi aussi, cet homme a une place toute particulière.
Le reste de la semaine est passé à toute vitesse. Et puis hier samedi, j'ai fait une nouvelle rencontre. Et cette fois, alors que quelque part, je m'attendais au fiasco habituel ces
temps-ci, j'ai été agréablement surprise. Nous avons bu un verre en terrasse, profitant des températures agréables, bavardé de tout et de rien, simplement. Il m'a raccompagnée gentiment. Et nous
avons prévu de nous revoir très bientôt pour un ciné. Ce qui me plaît c'est qu'on ne s'est pas pressés pour se rencontrer et que la relation avance doucement, en toute amitié pour le moment. Je
n'en dirai pas plus pour le moment, car je n'ai rien de plus à dire que ce que je vous ai dit. C'était une rencontre vraiment charmante. J'attends la suite, avec une certaine impatience, je
l'admets...
Avec tout ça... Je n'ai toujours pas travaillé sur mon mémoire. Une semaine de plus qui passe sans que je n'aie avancé d'un pouce. Il va falloir que j'enclenche la machine, à fond les ballons si
je veux rattrapper mon retard !!!