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Prologue : qui suis-je ?

Mercredi 27 février 2008
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Mes amours, mes amis, mes emmerdes...

"Il y a deux sortes d'amour : l'amour insatisfait, qui vous rend odieux, et l'amour satisfait, qui vous rend idiot." Colette

Passons sur les amourettes de mon adolescence et sur les erreurs de parcours. C'est du passé. 
Depuis 2 ans, seuls 2 hommes ont jalonné mon parcours et occupé mes pensées.

Le 1er a été ma bouée de secours, ma bouffée d'oxygène, mon confident pendant de nombreux mois pendant et après ma séparation. Il a débarqué pile au moment où il fallait, il a su trouver les mots justes pour me faire comprendre que je ne méritais pas ça. Il m'a dit et répété que j'étais jolie, que j'avais une flamme dans les yeux, que j'étais une femme formidable. On s'est vus quelques fois... J'avais l'impression de revivre dans ses bras. Puis il a disparu...et est réapparu quelques mois plus tard, tout penaud, m'expliquant que je lui plais, c'est indéniable, mais qu'il n'est pas prêt, que ce n'est pas le bon moment pour lui. J'ai eu beaucoup de mal à l'accepter, mais je voulais le garder comme ami et confident. Lui seul sait tout ce que je ressens au plus profond de moi. Lui seul sait que parfois, il n'y a pas de mots pour me consoler. Qu'il faut simplement être là. Et m'écouter vider mon sac. Et il le fait très bien. Malheureusement, la distance qui nous sépare a fait que cette relation amicale via MSN ne me satisfaisait plus. J'avais besoin d'un ami, que je puisse appeler, même en plein milieu de la nuit. Mais jamais il n'a décroché son téléphone. Déçue, j'ai commencé à prendre du recul. Depuis quelques temps, nos conversations via MSN s'espacent. Mais quand j'ai un gros coup de flip, comme hier, je lui écris. Et il me répond. Toujours. Au fond de moi, je crois que je garde l'espoir qu'il me dise un jour "Je suis prêt"...

Le 2nd a été une révélation. Mais une révélation, ça mérite un article spécial. Malgré cette place toute spéciale que cet homme à pour moi, je sais que nous ne pourrions pas nous supporter sur du long terme. Incompatibilité de caractère comme on dit. Et puis surtout : il est amoureux d'une autre. Attention, je n'ai pas dit qu'il était pris. C'est beaucoup plus compliqué que ça. Mais il a le coeur pris. Et donc n'est pas prêt lui non plus, à s'engager dans une relation. On se voit de temps en temps. Parfois on craque. Parfois non. Mais une fois de plus, ce qu'il m'offre ne me satisfait plus. 

J'en viens à me poser la question : suis-je trop exigeante ? Je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas. Je veux de l'amour, plein d'amour, et en donner tout autant. Je ne veux pas d'une relation étouffante ou insatisfaisante pour l'un des deux partenaires. Mais pourquoi c'est si compliqué ???
Par Potelee
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Mercredi 27 février 2008
0e3d06063cb1224cefa07e147dbd808d.png  J'ai des amis ?

"Les vrais amis viennent dans les bons moments quand on les appelle. Dans les mauvais moments, ils viennent d'eux-mêmes."

J'en ai. 
Peu.
Mais des vrais. 
Le problème c'est que je ne leur parle pas de mes soucis. Je parle de la pluie et du beau temps. "Je vais bien, merci et toi ?" Et je les écoute. J'en place une de temps en temps mais je ne veux pas les ennuyer avec mes tracas. Après tout rien de grave ne m'arrive. Puisqu'il ne m'arrive RIEN. Ni bon, ni mauvais. Juste un vide incommensurable. 

Pourquoi je n'arrive pas à leur parler alors que je sais qu'ils pourraient être à mon écoute, qu'ils ont les épaules solides pour porter mes malheurs, si infimes soient-ils ? Par fierté ? Quelque-part, dire que ça ne va pas, c'est avouer ma faiblesse. J'ai une solide carapace à ce sujet. Je veux paraître forte, m'en sortir seule, avancer coûte que coûte. Par peur de m'attacher ? Adolescente j'étais la meilleure amie de tout le monde. Mais lorsque j'ai eu besoin d'eux, personne n'a été là pour moi. Depuis, je vis mes amitiés avec beaucoup de distance. J'ai peur de m'impliquer dans des relations qui finiront par s'épuiser. S'épuiser parce que la vie nous séparera, en distance, et que j'ai besoin de présence. S'épuiser parce que personne ne comprendra jamais comment je fonctionne. 

Je suis trop exigeante avec eux : j'aimerai qu'ils comprennent tous seuls quand j'ai besoin d'eux et de leur présence. Je suis trop exigeante avec moi-même : je préfère me torturer plutôt que d'appeler à l'aide. 

Voilà mon cercle vicieux de l'amitié.
Par Potelee
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Mercredi 27 février 2008
lostinherarmsbyechoesofmadness.jpg  La Solitude... 

"L'isolement n'est pas la solitude absolue, qui est cosmique; l'autre solitude, la petite solitude n'est que sociale." Eugène Ionesco

C'est le 1er mot qui me vient à l'esprit pour décrire ma vie d'aujourd'hui. Pour dépeindre ce qui me pèse aujourd'hui. Je la ressens le matin, quand je me réveille et que la place d'à côté est vide. Je la ressens aussi quand je rentre du travail et que je n'ai personne à qui raconter ma journée. Je la ressens le soir quand mon sommeil ne vient pas. Je la ressens les jours de déprime, quand je n'ai personne à qui parler. 

Il y a des périodes où la solitude est bénéfique, où l'isolement est nécessaire. Il y a 2 ans j'en ai eu besoin, pour me reconstruire après une relation compliquée. Cette solitude-là, je la vivais avec passion, bonheur, comme on aime une liberté enfin retrouvée. La liberté de manger à l'heure que l'on veut, de regarder LA série tv pourrie qu'on adore, de faire des siestes interminables sans être réveillée, de traîner en pyjama toute la journée, de rester 2h dans mon bain, etc, etc... La liste pourrait être longue alors je vais m'arrêter là. Au jour d'aujourd'hui, cette solitude me pèse. Tous ces petits moments qui me procuraient du bonheur il y a quelques mois encore, me paraissent pathétiques à présent.

J'ai essayé de la rompre. De différentes manières. Mais je dois mal m'y prendre car plus j'essaie de la briser, plus j'ai l'impression d'être seule... Une paire de bras supplémentaire ne serait pas de trop pour que je m'auto-calîne... Mais serait-ce suffisant ?
Par Potelee
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Mercredi 27 février 2008

anonyme.jpg "C'est décidé. Ce soir, je crée un blog." Voilà avec quoi je me suis réveillée ce matin, après une nuit d'anxiété et d'insomnie. Un drôle de besoin d'exprimer toutes ces choses qui m'angoissent, qui me perdent... Ca faisait longtemps que j'y pensais. Ca y'est je saute le pas, en espérant que ça me permettra d'y voir plus clair, d'avancer, de choisir les bons itinéraires. 

Ce blog sera anonyme. Anonyme mais intime. Anonyme parce que intime. Peu m'importe sa popularité, son but premier est de vider mon sac. Simplement.

Pour les présentations, on va donc aller à l'essentiel. Je suis une femme, plus d'un quart de siècle à mon actif, étudiante quelque-part en France. Pour certains je suis une horrible grosse. Pour d'autres je suis une simple ronde. Pour d'autres encore une femme pulpeuse et pour certains une jolie potelée. J'ai envie de dire, que je suis avant tout une femme, avec ses interrogations, ses désirs, ses déceptions, ses contradictions... Pourtant, je reste persuadée que je suis ce que je suis, AUSSI parce que je suis ronde. Je n'en suis ni fière ni honteuse. J'ai appris à aimer mes rondeurs. Ca a été long, mais je les apprécie. Vraiment. Cependant...j'ai l'impression que ces kilos en trop me pèsent chaque jour, influencent pas mal de mes décisions et je veux stopper le cercle vicieux. 

En ce moment, je suis dans une mauvaise période, je sais que la roue tourne et que ça va changer, mais je sens que je sombre, que je perds pied peu à peu et que j'ai besoin d'une béquille. Ce blog sera peut-être ma béquille. Je n'ai trouvé que ça...

Par Potelee
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